KINSHASA, 10 AVRIL 2026
Un incident survenu dans la capitale met en lumière des comportements préoccupants au sein des services liés à la Présidence de la République, suscitant un appel à la discipline et au respect de l’autorité de l’État.Le jeudi 9 avril, vers 17 heures, au croisement des avenues Nguma et Haute Tension, un véhicule Hyundai noir immatriculé PR 0217 LOG, circulant à contre-sens, a provoqué un acte de violence gratuite.
Irrité de ne pas s’imposer dans la circulation, le chauffeur s’est livré à des insultes avant de descendre de son véhicule pour frapper violemment ma voiture le pare-brise et le rétroviseur à l’aide de son appareil Motorola.Je me trouvais à bord avec ma fillette de deux ans, profondément choquées par la scène.

En tant que victimes, j’ai fait preuve de sang-froid; j’ai relevé la plaque et poursuivi mon chemin sans escalade.Le lendemain, lors de la clôture de la Conférence nationale des ITPR au Centre culturel des arts d’Afrique centrale, le véhicule et son chauffeur ont été identifiés sur le parking. Le responsable Monsieur Rody Zola, étant sur place dans la voiture au parking du centre culturel, alerté, a convoqué le chauffeur pour clarifier les faits. Mais celui-ci a persisté dans une attitude arrogante et menaçante, y compris en présence de sa hiérarchie.
Selon les premières informations, le véhicule et son conducteur relèveraient de l’autorité de Monsieur Yannick Dimengo, responsable du charroi présidentiel et de ses chauffeurs. Cette posture, affichée dans un cadre institutionnel, soulève de sérieuses inquiétudes quant au comportement de certains agents censés incarner l’image de la Présidence.
Face à la gravité des faits de menaces, destruction volontaire de biens, traumatisme infligé à un enfant, et atteinte à l’ordre public, des sanctions exemplaires sont attendues. Iris Nzolantima, cadre de l’UDPS Tshisekedi, rappelle que porter une immatriculation présidentielle n’accorde aucun privilège au-dessus des lois, mais impose au contraire un devoir accru d’exemplarité.
Cet incident illustre une réalité préoccupante : sans discipline ni responsabilité, l’autorité de l’État se fragilise. Un appel solennel est lancé au Chef de l’État ainsi qu’au Chef de la sécurité et de l’intérieur du pays, Jacquemain Shabani, afin que des mesures fermes soient prises pour garantir le respect des citoyens et préserver l’intégrité des institutions.NUL N’EST AU-DESSUS DE LA LOI. QUE VIVE LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO ET SES LOIS.
DOSSIER À SUIVRE.
