Kinshasa :Israël Mutombo et d’autres appelés à répondre devant la justice pour diffamation

De nombreux Congolais se souviennent du drame relayé récemment sur les réseaux sociaux autour du décès de la regrettée Jolie Nzuzi. Sa disparition brutale avait plongé sa famille d’accueil chez qui elle travaillait dans une profonde douleur. Alors que sa patronne entreprenait des démarches pour honorer sa mémoire, certaines personnes ont plutôt saisi l’occasion pour l’accabler publiquement, l’accusant sans preuve d’être responsable de la mort de la jeune femme.

Selon plusieurs sources, c’est le GR AMANI, bureau 2, qui aurait avancé cette version des faits en déposant plainte au nom de la famille, tout en affirmant disposer d’une autorité supérieure. Cette démarche a ensuite été amplifiée par certains journalistes et médias qui, sans vérification approfondie, ont relayé sur les réseaux sociaux l’accusation d’assassinat.

Sur Facebook et d’autres plateformes, une vague de réactions s’est alors propagée : commentaires virulents, insultes, partages massifs… Peu se sont interrogés sur la nécessité d’attendre des éléments concrets ou des témoignages directs. Pour beaucoup, la rumeur a pris le pas sur la prudence.

Cependant, la situation a connu un tournant majeur avec les conclusions de l’autopsie. Ce lundi 9 février 2026, au tribunal de Ngaliema, les deux parties accompagnées de leurs conseils ont pris connaissance du rapport médico-légal. Celui-ci révèle que Jolie Nzuzi souffrait de plusieurs pathologies non traitées, notamment des problèmes hépatiques et cardiaques, ainsi qu’un diabète ignoré. Un déséquilibre glycémique, combiné à certains médicaments qu’elle prenait, aurait entraîné un arrêt cardiaque. Aucune trace de violence n’a été relevée sur son corps, ni au niveau de la tête ou du cerveau.

Ces conclusions remettent en cause les accusations initiales diffusées dans l’espace public. Les personnes et médias ayant affirmé que la patronne de Jolie était impliquée dans sa mort notamment Israël Mutombo à travers la page Bosolo, ainsi que Kelboul Magazine pourraient désormais être appelés à s’expliquer devant la justice.

La question demeure : qui réparera les préjudices subis par cette femme aujourd’hui décrite comme innocente, contrainte de se séparer de son bébé de sept mois à la suite de ces accusations ? L’affaire soulève également le débat sur la responsabilité des acteurs médiatiques et la nécessité de sanctions contre ceux qui portent atteinte à la réputation d’autrui, ternissant ainsi l’image d’une profession censée informer avec rigueur.

La rédaction

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