Le Secrétariat technique national de pilotage de la Résolution 2250 (STN-R2250) en République démocratique du Congo est un organe officiel créé pour coordonner et faciliter l’implication des jeunes dans la consolidation de la paix, la sécurité et la résolution des conflits, conformément à l’agenda des Nations unies.
Sa mission principale est d’apporter une expertise technique et stratégique pour la mise en œuvre de l’agenda « Jeunesse, paix et sécurité ».
Le STN-R2250 coordonne également des actions inclusives de proximité impliquant les jeunes à Kinshasa ainsi que dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Il est, par ailleurs, chargé de mettre en œuvre le plan d’action lié à la Résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Sa direction est assurée par Mme Jacquie Kitoga. Sous sa supervision, le Secrétariat technique a convié, pendant deux jours, des journalistes issus de plusieurs médias à une session de formation organisée au siège de la MONUSCO, dans la salle dénommée « Kimia ».
Des journalistes de médias traditionnels ainsi que de la presse en ligne ont pris part à cette formation, dont l’objectif était notamment de vulgariser la Résolution 2250, considérée comme une suite logique de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Adoptée en 2000, la Résolution 1325 met notamment l’accent sur la participation et la représentation des femmes dans les processus de paix et aux postes de responsabilité. La Résolution 2250, adoptée en 2015, s’intéresse particulièrement à la jeunesse dans les domaines de la paix et de la sécurité. Elle reconnaît ainsi le rôle des jeunes femmes et des jeunes hommes dans la prévention et la résolution des conflits ainsi que dans la consolidation de la paix.
La Résolution 2250 a été adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies en 2015. En République démocratique du Congo, son plan d’action national a été adopté en décembre 2022.
La journée du mercredi 19 août était essentiellement consacrée à la lutte contre la désinformation, notamment à travers le fact-checking, ainsi qu’à la question des discours de haine. Cette session visait particulièrement à renforcer les capacités des journalistes afin qu’ils puissent mieux identifier, vérifier et traiter les informations dans un contexte marqué par les conflits et la circulation rapide de fausses informations.
Contrairement à la première journée, le Secrétariat technique a fait appel à plusieurs partenaires et intervenants, notamment M. David Fundi, M. Lech Wa Lassa et Mme Elvine Buila, ancienne journaliste de la Radio-Télévision nationale et actuellement journaliste à Radio Okapi.
Cette formation intervient dans un contexte où les journalistes sont appelés à jouer un rôle essentiel dans la prévention de la désinformation et des discours de haine, particulièrement en période de conflit. La vérification des faits et le traitement responsable de l’information constituent, à cet égard, des outils importants pour contribuer à la consolidation de la paix.
Il convient enfin de relever que le plan d’action national de la RDC serait classé parmi les trois meilleurs au niveau mondial, derrière ceux de la Finlande et du Nigeria, et occuperait la première place en Afrique francophone.
Exauce Ntumba