L’exécutif provincial , en collaboration avec la Banque mondiale, a organisé, ce vendredi 16 octobre 2026, un atelier consacré à l’engagement des parties prenantes, avec pour ambition de faire émerger des solutions concrètes et durables aux difficultés de déplacement qui affectent quotidiennement les Kinois.
Ouvert par le gouverneur de la ville, Daniel Bumba, cet atelier a réuni des experts, des décideurs publics ainsi que des représentants du secteur privé autour d’un enjeu majeur : repenser l’organisation des transports urbains afin de répondre aux besoins de la capitale congolaise.Dans une ville où les contraintes de circulation pèsent lourdement sur les activités économiques et le quotidien des habitants, le gouverneur Daniel Bumba a souligné que la modernisation du système de transport s’impose comme une priorité de développement. L’amélioration de la mobilité ne relève plus uniquement de la gestion du trafic ; elle constitue également un levier essentiel pour faciliter l’accès à l’emploi, aux services publics et aux opportunités économiques.Les travaux ont notamment porté sur le Plan directeur national intégré de transport (PDNIT) , présenté comme un cadre de référence pour la planification et le développement du système de transport.
Les échanges ont également permis d’examiner plusieurs pistes d’amélioration, notamment la fluidification des déplacements, l’optimisation des infrastructures existantes et le renforcement de la complémentarité entre les différents modes de transport.Le gouverneur Daniel Bumba a réaffirmé l’engagement de l’exécutif provincial à promouvoir une mobilité urbaine durable, efficace et accessible à tous. Cette orientation s’inscrit dans la vision de son programme « Kinshasa Ezo Bonga », qui place l’amélioration des conditions de vie des Kinois au cœur de l’action provinciale et fait de la transformation urbaine un axe majeur de développement.
De son côté, Peter Taniform, représentant de la Banque mondiale, a salué la mobilisation des autorités provinciales et l’implication des différentes parties prenantes. Il a notamment souligné le rôle stratégique de Kinshasa dans l’économie nationale, mettant en évidence l’importance d’une approche concertée pour relever les défis structurels auxquels la capitale est confrontée.Le représentant de la Banque mondiale a également insisté sur la nécessité de disposer d’une feuille de route claire, capable de traduire les orientations retenues en actions opérationnelles.
La concrétisation d’investissements structurants et la mobilisation de capitaux privés figurent parmi les leviers susceptibles de soutenir le développement des infrastructures et l’amélioration des services de transport.Intervenant également au cours de ces assises, Firmin Nkake, directeur général adjoint de l’Unité de coordination des partenariats public-privé (PPP) , a abordé les mécanismes permettant de mobiliser les capitaux du secteur privé pour financer les projets de transport. Son intervention a particulièrement mis l’accent sur le projet de Bus Rapid Transit (BRT), un système de transport collectif par autobus à haut niveau de service, dont la réalisation est envisagée dans le cadre d’un partenariat public-privé.
Cette approche vise à favoriser la participation des investisseurs privés au financement et à la mise en œuvre d’infrastructures destinées à améliorer la mobilité urbaine à Kinshasa.Ces assises ont également connu la participation active des experts du ministère provincial des Transports et de la Mobilité, de Billy Tshibambe, coordonnateur de la Cellule Infrastructures de la Cellule de développement urbain de Kinshasa (CDUK), des associations de chauffeurs, de la Cellule Infrastructures ainsi que d’autres structures intervenant dans le secteur.
Cette participation multisectorielle souligne l’importance d’une collaboration étroite entre les institutions publiques, les partenaires au développement et les professionnels du transport pour apporter des réponses adaptées aux besoins de la capitale.
À l’issue des travaux, plusieurs recommandations ont été formulées en vue de leur transmission aux parties prenantes concernées pour examen et mise en œuvre.
Obed kanyinda



