Le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi, a brisé le silence ce lundi 22 sepetembre à Washington, lors d’un déjeuner de presse avec des journalistes internationaux. Au cœur des échanges : la démission surprise de Vital Kamerhe, président national de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) et membre influent du présidium de l’Union sacrée.Face aux interrogations, le chef de l’État congolais a tenu à clarifier sa position, rejetant toute responsabilité dans le départ de son allié politique.
« Je ne suis en aucun cas à l’origine de la démission de Kamerhe, ni responsable de ses problèmes. Je ne vois pas pourquoi il me tournerait le dos. Je n’y suis pour rien. Je continue à le considérer comme un allié et un frère », a déclaré Félix Tshisekedi, en sa qualité d’autorité morale de l’Union sacrée.Interrogé sur les pétitions visant d’autres membres du bureau de l’Assemblée nationale, le président a réaffirmé son attachement à la séparation des pouvoirs, principe qu’il dit respecter scrupuleusement depuis le début de son mandat.
« Je suis le garant de la stabilité des institutions, mais cela ne m’autorise pas à m’immiscer dans leur fonctionnement régulier. Si certains ont décidé de défier leur président, cela relève de leur gestion interne. Mon rôle est de veiller au respect des droits de chacun et à la stabilité institutionnelle. Le reste appartient à l’autonomie de chaque institution », a-t-il martelé.Le président a également évoqué la réunion interinstitutionnelle qu’il avait présidée récemment avec les chefs des différentes institutions du pays. Il y avait appelé à une rentrée parlementaire apaisée.
Toutefois, les initiatives de pétitions ont perturbé cette dynamique, compromettant l’harmonie espérée.
Kamerhe, un précédent historique
Ce n’est pas la première fois que Vital Kamerhe quitte la présidence de l’Assemblée nationale. En décembre 2010, sous le mandat du président Joseph Kabila, il avait déjà démissionné de cette fonction, à la suite d’une pétition.
À l’époque, son opposition au brassage et au mixage des rebelles dans l’armée avait provoqué de vives tensions au sein du PPRD, sa famille politique d’alors.
Exaucé Ntumba