Comme un remake de 2014, le Dcmp se retrouve écartelé entre deux directions et des tensions qui inquiètent ses supporters.Le Daring Club Motema Pembe traverse une crise sans précédent.
Entre élections contestées, accusations croisées et divisions internes, le club mythique de Kinshasa se retrouve une nouvelle fois au bord de l’implosion.
L’ambiance est électrique au sein du Dcmp. Comme un mauvais feuilleton qui revient chaque saison, les querelles internes refont surface. Mais cette fois, la fracture est plus marquée. La co-fondation, le comité sortant et le camp d’Ayi Idambituo se livrent une bataille sans merci.
Vendredi 3 octobre 2025, Ayi Idambituo a été proclamé président de la coordination du club, à l’issue d’une assemblée générale élective. De son côté, le comité sortant, dirigé par Paul Kasembele, dénonce un processus irrégulier, rappelant que seul le comité a compétence pour convoquer et organiser une telle assemblée, conformément aux statuts du club.Les tensions couvaient déjà depuis plusieurs semaines.
Démissions en cascade au sein du conseil d’administration,m à la veille de ces assises,correspondances virales sur les réseaux sociaux et accusations mutuelles ont fini par envenimer davantage la situation.Le camp Kasembele, lui, affirme poursuivre les affaires courantes.
Ses membres annoncent la convocation prochaine d’une assemblée générale qu’ils considèrent conforme aux statuts du club, tout en assurant les entraînements des athlètes au stade 24 novembre. De son côté, le camp Ayi annonce également la reprise des séances dans un autre site, ce qui donne déjà l’impression d’un dédoublement des lieux d’entraînement.
Face à cette escalade, la co-fondation brille par son silence. Malgré des réunions prolongées les jours passés, aucune décision claire n’a été rendue publique. Et chaque initiative lancée par l’un ou l’autre camp semble davantage nourrir la discorde que l’apaiser.Aujourd’hui, le constat est amer : deux comités se réclament légitimes, deux dynamiques opposées s’installent, et les supporters revivent le traumatisme de 2014, quand une scission avait conduit à la naissance du FC Renaissance du Congo. Faut-il craindre que l’histoire se répète ?
Le Daring Club Motema Pembe a bâti sa légende sur l’unité et la passion. Aujourd’hui, c’est cette unité qui vacille. Aux dirigeants de choisir entre préserver l’héritage ou condamner le club à de nouvelles fractures.
Ben Bendji Zimvuama