RDC : Iris Nzolantima alerte sur l’ingérence et les dérives d’un positionnement politique dangereux pour 2028

La République Démocratique du Congo traverse une période où la rigueur morale, la transparence institutionnelle et la séparation des pouvoirs devraient constituer les fondements de toute action publique. Pourtant, un fait récent suscite de vives inquiétudes : le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, aurait rencontré des membres d’Assemblées Provinciales pour discuter directement de leur rémunération. Une telle initiative, relevée par Mme Iris Nzolantima dans une réflexion partagée sur les réseaux sociaux, soulève de sérieuses interrogations.

Elle met en lumière le risque de violation des principes fondamentaux de gouvernance et laisse entrevoir une tentative d’imposer une influence politique sur des institutions censées fonctionner de manière autonome. En République, les émoluments des élus sont fixés par la loi de finances, exécutés par les circuits budgétaires officiels et versés sur les comptes désignés. Ils ne peuvent en aucun cas faire l’objet de négociations personnelles ou de tractations politiques.

En franchissant cette ligne, le ministre des Finances brouille la frontière entre la gestion technique de l’État et la manipulation politique des institutions décentralisées. Si cette attitude se confirmait, elle relèverait d’un trafic d’influence caractérisé, portant atteinte à la crédibilité de la fonction ministérielle, à l’éthique publique et au principe de neutralité administrative.

Elle instaurerait un climat de dépendance et de pression, sapant l’indépendance des assemblées provinciales et dénaturant le sens même de la décentralisation. Il convient de rappeler que le rôle d’un ministre n’est pas de séduire ni d’intimider les élus, mais d’appliquer la loi, d’assurer la régularité des dépenses publiques et de garantir la bonne gouvernance des finances de l’État. Toute autre interprétation constitue une dérive, un abus et une menace directe contre l’équilibre institutionnel voulu par la Constitution.

La République ne saurait tolérer que la gestion des finances publiques devienne un levier politique. Les institutions doivent rester neutres, les élus libres, et la loi au-dessus de toute influence.

Comme le souligne Mme Iris Nzolantima, « La République n’est pas un marché d’intérêts, mais un espace d’exemplarité, de responsabilité et de devoir moral envers le peuple congolais. »

Obed kanyinda

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