Sous la présidence d’Aimé Boji Sangara, le Bureau de l’Assemblée nationale s’est réuni le mercredi 4 mars 2026 pour définir les grandes orientations de la rentrée parlementaire prévue le 15 mars. Cette session ordinaire sera placée sous le signe du contrôle parlementaire et de la rationalisation des travaux, dans un contexte politique, économique, diplomatique et social exigeant.
Le Président a insisté sur la nécessité d’intégrer des questions spécifiques liées aux activités parlementaires. Près de quatre-vingts initiatives législatives sont déjà enregistrées, auxquelles s’ajoutent les mécanismes de contrôle, les questions d’actualité et les débats oraux. Les députés examineront également les rapports des institutions d’appui à la démocratie, notamment la CENI, le CSAC et la CNDH.Sur le plan méthodologique, un schéma de travail sera adopté pour intensifier le contrôle des finances publiques, aussi bien au sein du Parlement qu’au niveau du Gouvernement.
Le débat d’orientation budgétaire, prévu par la LOFIP mais jamais appliqué, sera activé afin d’ancrer les attentes de la population dans le budget de l’État. Ce débat sera couplé à l’examen des rapports des vacances parlementaires pour renforcer la pertinence des travaux.

Le Président a également souligné l’importance du retour effectif des élus après les vacances. La Questeure est chargée de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer un retour serein des députés et améliorer leur cadre de travail ainsi que celui des fonctionnaires de l’Assemblée nationale.
Le Bureau poursuivra ses réunions le jeudi 5 mars avec les ministres des Finances et du Budget pour évaluer l’exécution du premier trimestre, tant au niveau des recettes que des dépenses publiques. Le vendredi, la Cheffe du Gouvernement sera reçue pour un échange autour de l’agenda diplomatique, notamment la ratification des accords internationaux.
Le Rapporteur, le Professeur Jacques Djoli, a présenté les résolutions issues de cette réunion stratégique, confirmant la volonté du Bureau de renforcer la gouvernance et d’optimiser l’efficacité des travaux parlementaires.
Obed kanyinda