Journée internationale des droits des femmes : réflexion, responsabilité et engagement pour l’autonomisation des femmes en RDC

Chronique de Annie Taty Dianzenza, journaliste à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC2)

Le monde célèbre ce 8 mars la Journée internationale des droits des femmes, une date symbolique consacrée à la lutte pour la promotion et la défense des droits des femmes. Cette journée tire son origine des mouvements des femmes ouvrières qui, depuis la fin du XIXᵉ siècle et particulièrement reconnue au niveau international en 1977, se sont mobilisées pour revendiquer l’égalité, la justice sociale et de meilleures conditions de vie.

En ce 8 mars 2026, les femmes du monde entier, et particulièrement celles de la République démocratique du Congo, sont invitées à réfléchir profondément sur les défis qui touchent nos sociétés. À travers des conférences, des colloques, des ateliers ou encore des rencontres dans les milieux religieux et communautaires, cette journée constitue une occasion de proposer des pistes de solutions capables de contribuer au développement et à l’émergence de nos provinces.

La sagesse biblique rappelle d’ailleurs : « La femme sage bâtit sa maison, mais l’insensée la renverse de ses propres mains » (Proverbes 14:1). Cette parole met en lumière le rôle essentiel de la femme dans la construction de la famille et de la société. Porteuse de vie, la femme bien éduquée, guidée par la sagesse et animée par une spiritualité profonde, demeure un pilier de paix, d’équilibre et de bonheur dans son entourage.

Pour l’année 2026, le thème international retenu est : « Droits, Justice et Action pour toutes les femmes et les filles ». Ce thème souligne l’importance de renforcer la protection des femmes et de promouvoir leur autonomisation. Toutefois, cette promotion des droits ne signifie nullement que la femme se place au-dessus de la loi ou de l’homme. Il s’agit plutôt de permettre à chaque femme et à chaque jeune fille de connaître ses droits, d’évoluer en sécurité dans la société et dans le monde du travail, et de progresser dans un esprit d’égalité, de respect mutuel et de complémentarité avec l’homme.

Cette journée ne devrait donc pas être perçue uniquement comme un moment de réjouissance. Elle doit d’abord être un temps de réflexion sur les enjeux sociaux, éducatifs et scientifiques qui concernent la femme. La célébration peut suivre, car la joie n’est ni un tabou ni une faute, mais elle ne doit pas occulter la profondeur du combat.

De même, la symbolique du pagne du 8 mars, bien ancrée dans les traditions africaines, ne doit pas réduire la portée de cette journée. Le pagne demeure un symbole culturel, mais il ne définit ni la force, ni l’intelligence, ni la sagesse de la femme. La véritable valeur de la femme se mesure plutôt par son engagement, son éducation, sa contribution à la société et sa capacité à inspirer les générations futures.

Une pensée particulière est également adressée aux femmes de l’Est de la République démocratique du Congo, victimes de violences atroces, notamment des abus sexuels, des traumatismes psychologiques et d’autres formes de barbarie liées aux conflits armés. Leur courage et leur résilience méritent la solidarité et le soutien de toute la nation.

En tant que femme engagée au sein du parti politique Les Bâtisseurs du Congo, dirigé par le professeur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, j’invite toutes les femmes Bâtisseuses à se lever, main dans la main, afin de donner le meilleur d’elles-mêmes dans leurs domaines respectifs pour bâtir un Congo fort, uni, prospère et pacifique.

Ensemble, renforçons notre détermination pour la promotion des droits et l’autonomisation des femmes et des filles dans tous les secteurs de la vie nationale.

Que l’Éternel Dieu bénisse toutes les femmes qui contribuent positivement au développement de la République démocratique du Congo.

Christian Nyamabu Kabeya

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