
Kinshasa, la Ligue des femmes du Mouvement Congo En-Avant (MCA) a tiré la sonnette d’alarme ce lundi 9 mars 2026. Lors de la lecture d’un mémorandum, elles ont dénoncé les inégalités persistantes touchant les femmes congolaises et appelé à des mesures concrètes pour renforcer la parité et l’autonomisation, en présence du Délégué Général Lambert Kankolongo.
Le document, destiné au Président de la République, au Gouvernement et au ministère du Genre, Famille et Enfant, souligne que malgré les dispositions constitutionnelles, les femmes continuent de subir des inégalités profondes dans de nombreux domaines.
Sur le plan économique, 76 % des salariées perçoivent un revenu inférieur au Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), tandis que dans le secteur agricole, près de 57 % de la main-d’œuvre est féminine, mais 91 % des terres restent aux mains des hommes. Le mémorandum pointe également des violences physiques et sexuelles touchant 37 % et 15 % des femmes respectivement, aggravées dans certaines régions par les conflits armés dans l’est du pays.
Pour répondre à ces défis, la Ligue des femmes du MCA propose plusieurs mesures concrètes :
- instaurer un quota de 30 à 50 % de femmes dans les institutions publiques et les processus de paix ;
- créer un fonds national d’appui aux candidatures féminines ;
- renforcer les programmes d’entrepreneuriat féminin ;
- intensifier la lutte contre les violences basées sur le genre et accélérer le traitement judiciaire ;
- sensibiliser contre les mariages et grossesses précoces.
La présence du Délégué Général Lambert Kankolongo a souligné l’importance de cette initiative et la mobilisation du MCA autour de la promotion des droits des femmes et des filles en RDC.

Avec cette lecture, la Ligue des femmes du MCA réaffirme que l’égalité de genre ne doit pas rester un principe inscrit dans les textes, mais devenir une réalité tangible dans la vie sociale, politique et économique du pays.
Avec ce mémorandum, les femmes du MCA envoient un message clair que la RDC ne pourra avancer tant que les droits et l’autonomisation des femmes resteront des promesses sur le papier.
Ben Bendji Zimvuama