À l’occasion de la rentrée parlementaire de ce mardi 15 septembre 2026, le sénateur Hébert Tshibanda s’est exprimé sur le dialogue national inclusif annoncé par le président de la République.
Dans une interview accordée à la presse, il a salué la démarche du chef de l’État, estimant que le format retenu devrait permettre de prendre en compte les attentes de la classe politique, de la société civile et de la population congolaise.
Selon lui, le président de la République a respecté sa parole en donnant suite à son engagement d’organiser ce dialogue. Le sénateur estime que cette démarche doit permettre de dépasser les traditionnels arrangements entre acteurs politiques et de donner une place importante au peuple, présenté comme le souverain primaire. Les préoccupations exprimées par la population devraient ainsi, selon lui, constituer la matière première des discussions.
Hébert Tshibanda considère également que ce dialogue représente une occasion de rechercher une solution durable à la crise que traverse la République démocratique du Congo, laquelle, selon lui, affecte la stabilité du pays et freine ses efforts de développement.Abordant la participation de certains acteurs ayant pris les armes contre l’État, le sénateur s’est montré catégorique. Il estime que ceux qui ont « tourné le dos à la patrie » ne devraient pas bénéficier d’un traitement de faveur.
Pour lui, intégrer à la table des négociations des personnes accusées d’avoir pris les armes contre la République et d’avoir causé des pertes en vies humaines risquerait de créer un précédent dangereux.« Ceux qui ont tourné le dos à la patrie ne méritent pas de participer au dialogue », a-t-il déclaré, appelant à privilégier les Congolais attachés à la République et désireux de contribuer à la recherche de solutions durables.
D’après le sénateur, l’enjeu est également d’éviter de donner le sentiment que le recours aux armes constitue un moyen légitime d’accéder aux négociations politiques. Il estime qu’un tel précédent pourrait encourager, à l’avenir, d’autres acteurs à recourir à la violence pour faire valoir leurs revendications.
Obed kanyinda

