
La 14ᵉ session ordinaire de la Conférence des ministres de l’Autorité du Lac Tanganyika (ALT) s’est ouverte, jeudi 29 octobre 2026, à Dar es-Salam, en Tanzanie. Cette rencontre de haut niveau a été marquée par le lancement du projet LATA BIOCON, une initiative consacrée à la gestion durable du lac Tanganyika et à la valorisation de son potentiel économique au bénéfice des pays riverains.
À cette occasion, les ministres des États membres ont souligné l’importance stratégique de cette étendue d’eau, tant pour le développement économique régional que pour la préservation de l’environnement et l’amélioration des conditions de vie des communautés riveraines.
Prenant part à ces assises, le ministre congolais de la Pêche et de l’Élevage, Jean-Pierre Tshimanga Buana, a réaffirmé l’engagement de la République démocratique du Congo en faveur de la protection et de la valorisation du lac Tanganyika.
Le ministre a notamment rappelé que, conformément à la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, axée sur la « revanche du sol sur le sous-sol », le lac Tanganyika représente un enjeu majeur pour la sécurité alimentaire et le développement économique du pays. Son importance dépasse ainsi les seules communautés riveraines, au regard de sa contribution potentielle à l’approvisionnement alimentaire de l’ensemble de la population congolaise.
Dans cette perspective, Jean-Pierre Tshimanga Buana a mis en avant la nécessité de promouvoir l’économie bleue et de renforcer les initiatives de valorisation des ressources aquatiques. Il a également évoqué la construction envisagée d’un barrage sur la rivière Lukuga, unique exutoire naturel du lac Tanganyika, afin de réguler son niveau d’eau et de contribuer à la prévention des inondations ainsi qu’à la gestion des périodes de basses eaux.

Par ailleurs, s’appuyant sur la loi portant principes fondamentaux relatifs à la pêche et à l’aquaculture, promulguée par le Chef de l’État, le ministre a annoncé que son ministère travaille à l’élaboration des mesures concrètes d’application. Celles-ci portent notamment sur l’instauration d’un calendrier de pêche, le renforcement des mécanismes de contrôle, de suivi et de surveillance des activités halieutiques, ainsi que la promotion d’activités alternatives.
Ces dispositions visent particulièrement à accompagner les pêcheurs durant les périodes de fermeture de la pêche, grâce au développement de l’aquaculture, notamment par l’aménagement d’étangs, la mise à disposition de chambres froides et la mise en place de mécanismes d’approvisionnement alimentaire.
À travers sa participation à cette rencontre régionale, la RDC réaffirme ainsi sa volonté de faire du lac Tanganyika un véritable levier de sécurité alimentaire, de croissance économique et de coopération entre les pays riverains.
Romain Ngandu