Dans une République Démocratique du Congo où le numérique redéfinit les codes de la communication, un nom s’impose progressivement : Giscard Mido. Entrepreneur visionnaire, il est devenu l’un des symboles d’une nouvelle génération qui a compris très tôt la puissance du digital.
En 2013, alors que les métiers du digital restent embryonnaires dans le pays, Mido perçoit déjà l’avenir des marques et des institutions à travers Internet.
Deux ans plus tard, il transforme sa passion en carrière et fonde Antic Communication ainsi que le groupe Antic Photografik, posant les bases d’un écosystème dédié à la communication moderne et aux stratégies numériques. Son style, marqué par des campagnes innovantes et une narration audacieuse des marques, attire rapidement l’attention des milieux médiatiques, politiques et entrepreneuriaux.
Au fil des années, plusieurs grandes structures lui accordent leur confiance : Canal+ RDC, Rawbank, Access Bank, la MONUSCO, la CENI, la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi, UAC, Bomaye Music, Maajabu Gospel, entre autres.
Il accompagne également des personnalités influentes telles que Patrick Muyaya, Grâce Kutino ou encore le pasteur Moïse Mbiye. Mais c’est surtout lors de la campagne présidentielle de Félix Tshisekedi que son travail prend une dimension nationale. Son équipe déploie une stratégie numérique inédite, multipliant contenus viraux et forte présence sur les réseaux sociaux.
Pour de nombreux observateurs, cette campagne reste l’une des plus marquantes du paysage politique congolais.Au-delà de la communication politique, Giscard Mido se distingue par son engagement envers la jeunesse.
Constatant le manque de formation dans les métiers du numérique, il fonde Digital School, une école spécialisée dans le marketing digital, le community management, le design et la création de contenus. À ce jour, plus de 3 000 jeunes Congolais ont été formés, plusieurs d’entre eux intégrant des entreprises ou lançant leurs propres projets.
La qualité de cette formation est largement reconnue dans le milieu professionnel.Malgré l’absence de soutien institutionnel, Mido poursuit son ascension grâce à la discipline et à la constance. En 2024, il est invité au Gabon par le ministère de la Jeunesse pour intervenir sur les métiers du numérique, suscitant un vif engouement.
L’année suivante, il lance Yekola, une assistante basée sur l’intelligence artificielle, qui lui vaut une invitation à Dubaï lors de l’événement international Function 1 consacré à l’IA.
Sa présentation y est saluée, renforçant son image d’innovateur africain. Parallèlement, il se lance dans l’écriture avec son ouvrage “Overdose”, disponible sur Amazon, où il partage sa vision de la communication moderne et des réalités du digital.Au-delà des succès, Giscard Mido incarne une idée forte : celle qu’un jeune Africain peut partir de presque rien et bâtir une influence réelle grâce au travail, à la créativité et à la maîtrise du numérique.
Aujourd’hui, son parcours inspire une nouvelle génération à Kinshasa et ailleurs, convaincue que le digital n’est pas seulement un métier, mais une véritable opportunité de transformation sociale.
Obed Kanyinda

