Corridor central : conduite par le député Willy Mishiki, la délégation congolaise s’imprègne des grands projets de modernisation régionale

Dans le cadre du partenariat stratégique entre le ministère des Transports de la République démocratique du Congo, le Corridor central et plusieurs États membres de cette organisation régionale, une importante délégation de députés nationaux congolais, conduite par le député national Willy Mishiki, a effectué une mission en Tanzanie afin de s’informer sur l’état d’avancement des grands projets d’intégration régionale en cours d’exécution.

Le Corridor central constitue un axe multimodal reliant le port de Dar es Salaam, en Tanzanie, au Rwanda, au Burundi ainsi qu’à l’Est de la République démocratique du Congo. Coordonné par l’Agence de Facilitation du Transport en Transit du Corridor Central (CCTTFA), ce vaste programme vise principalement le désenclavement de la région, la fluidification des échanges commerciaux et le renforcement de l’intégration économique entre les États membres.

À cette occasion, le secrétaire exécutif du Corridor central, Maître Flory Okandju, a exprimé son sentiment de satisfaction, d’honneur et de fierté face à l’intérêt manifesté par les élus nationaux congolais pour ces projets structurants. Il a salué la démarche de la délégation congolaise conduite par l’honorable Willy Mishiki, venue s’enquérir personnellement de l’évolution des travaux des projets intégrateurs coordonnés par cette organisation regroupant plusieurs pays membres, notamment la Tanzanie, la RDC, le Burundi, le Rwanda, le Malawi, la Zambie et l’Ouganda.

Les échanges ont principalement porté sur plusieurs projets d’infrastructures majeurs, notamment :

  • le projet de chemin de fer à écartement standard reliant la Tanzanie, le Burundi et la RDC ;
  • les projets de transport intégré sur les lacs ;
  • ainsi que le projet ferroviaire reliant la Tanzanie, l’Ouganda et la République démocratique du Congo.

Les députés nationaux ont particulièrement insisté sur la place stratégique de la RDC au sein du Corridor central. Considérée comme une nation phare de cette organisation régionale, la RDC représente un marché majeur et un acteur incontournable dans la dynamique d’intégration économique régionale.

Sous la conduite du député national Willy Mishiki, la délégation congolaise a tenu à constater elle-même le niveau d’avancement de ces projets jugés essentiels pour la modernisation des infrastructures nationales, le désenclavement du pays et le développement économique de la République démocratique du Congo.

Le Corridor central a également communiqué à la délégation congolaise les détails liés aux études de faisabilité du projet de chemin de fer à écartement standard entre la Tanzanie, le Burundi et la RDC. Le coût global de ces études est estimé à 2,3 millions de dollars américains.

Concernant l’évolution technique du projet, plusieurs étapes ont déjà été validées, notamment :

  • les rapports initiaux ;
  • les rapports sur les tracés ;
  • les rapports relatifs à la demande de trafic ;
  • les rapports sur la signalisation ;
  • ainsi que les rapports sur l’exploitation ferroviaire.

D’autres études demeurent encore en cours de finalisation, notamment :

  • les études géotechniques ;
  • les études géothermiques ;
  • les études d’impact environnemental ;
  • les dossiers d’appel d’offres ;
  • ainsi que l’avant-projet sommaire.

Le Corridor central espère finaliser l’ensemble de ces rapports avant la fin de l’année 2026, conformément aux orientations données par les ministres sectoriels des pays concernés.

Par ailleurs, les recommandations formulées par le ministre congolais des Transports, Jean-Pierre Bemba Gombo, son homologue tanzanien, le professeur Makame Mbarawa, ainsi que le ministre burundais des Infrastructures, l’ingénieur Égide Nduwimana, ont été prises en compte. Ces autorités ont notamment recommandé une exécution progressive des travaux par sections afin d’accélérer la mise en œuvre des projets.

Ces échanges entre la délégation des députés nationaux congolais conduite par Willy Mishiki et les responsables techniques du Corridor central traduisent la volonté commune des États membres de renforcer les infrastructures régionales et de faire du transport un levier majeur de développement et d’intégration économique en Afrique centrale et orientale.

Frida Mujula

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