Budget rectificatif 2026 : le projet de loi transmis à la commission Ecofin après sa recevabilité au Sénat

Les sénateurs se sont réunis en séance plénière, mardi 7 juillet 2026, pour examiner deux points majeurs inscrits à l’ordre du jour de la Chambre haute du Parlement.Les travaux ont été consacrés, d’une part, à la présentation de l’économie du projet de loi de finances rectificative de l’exercice 2026 par le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, et, d’autre part, à l’examen du tableau des amendements élaboré par la Commission Environnement, Développement durable, Ressources naturelles et Tourisme sur la proposition de loi fixant les principes fondamentaux relatifs à la pêche et à l’aquaculture en République démocratique du Congo. Les sénateurs ont ensuite procédé au vote des dispositions de ce texte, article par article.

À l’issue de la présentation du Gouvernement, le Sénat a déclaré recevable le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026. Conformément à la procédure parlementaire, le texte a été renvoyé à la Commission économique, financière et de bonne gouvernance (Ecofin), qui est chargée d’en effectuer l’analyse approfondie.

La Commission Ecofin bénéficie d’un délai de quatre jours pour examiner le contenu du projet de loi avant de présenter ses conclusions et recommandations en séance plénière.

Défendant ce collectif budgétaire devant les élus, le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a indiqué que le budget rectificatif est arrêté en recettes comme en dépenses à 50 496,3 milliards de francs congolais, contre 54 335,8 milliards de francs congolais prévus dans la loi de finances initiale.

Cette révision correspond à une diminution de 7,1 %, principalement imputable à la contraction des ressources extérieures.Le responsable du Budget a précisé que la nouvelle architecture budgétaire représente l’équivalent de 36,19 milliards de dollars américains, avec un déficit évalué à 7,5 %. Il a également fait savoir que les budgets annexes ainsi que les comptes spéciaux connaissent une baisse, ces derniers étant estimés à 1,78 milliard de dollars.

Selon Adolphe Muzito, les crédits budgétaires sont prioritairement orientés vers le renforcement des capacités de défense et de sécurité, le développement des infrastructures de transport, notamment les routes, les voies ferrées et les aéroports, le financement des programmes d’entrepreneuriat destinés aux jeunes impulsés par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi que les préparatifs de la participation de la RDC à la Coupe du monde 2026.Le vice-Premier ministre a, en outre, rappelé que la stratégie budgétaire du Gouvernement prévoit une augmentation progressive de la pression fiscale pour atteindre 17 % à l’horizon 2035, dans la perspective de rapprocher la République démocratique du Congo des performances enregistrées par les pays à revenu intermédiaire.

Évoquant le contexte dans lequel intervient cette révision budgétaire, il a souligné que celle-ci est marquée par la poursuite de l’insécurité dans l’Est de la RDC, les efforts diplomatiques engagés en faveur du rétablissement de la paix ainsi que les sanctions américaines prises contre le Rwanda et le mouvement AFC-M23.

Malgré ces défis, le ministre du Budget a mis en avant plusieurs indicateurs macroéconomiques favorables, notamment la poursuite de la croissance économique, une inflation moyenne contenue à 3,5 %, la stabilité accompagnée de l’appréciation du franc congolais ainsi que la hausse des prix du cuivre sur les marchés internationaux.

En conclusion, Adolphe Muzito a rappelé que les eurobonds ont permis de mobiliser des ressources destinées au financement de plusieurs projets structurants.

Il a également précisé que ce projet de loi de finances rectificative intègre les recommandations formulées par le Parlement ainsi que les conclusions issues de la dernière évaluation du programme économique conclu avec le Fonds monétaire international.Le projet de loi est désormais entre les mains de la Commission Ecofin, qui devra en assurer l’examen détaillé avant son retour en séance plénière pour la poursuite du processus législatif.

La rédaction

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