RDC : Charly Wenga veut confier à nouveau à la DGM la délivrance des passeports ordinaires

L’honorable Charly Wenga appelle à une réforme du système de délivrance des documents d’identité en République démocratique du Congo. Dans une déclaration rendue publique ce mardi, cet acteur politique estime que le dispositif actuel présente des risques pour la sécurité nationale et plaide notamment pour le retour de la Direction générale de Migration (DGM) dans les prérogatives liées à la délivrance du passeport ordinaire.

Charly Wenga critique particulièrement l’implication du ministère des Affaires étrangères dans ce processus. Selon lui, la question se pose au regard de la couverture administrative de ce ministère à travers le pays et de sa capacité à disposer de données suffisamment fiables sur les populations congolaises.

« Comment une carte d’identité, un passeport, peut-il être délivré par un ministère qui n’est pas représenté dans les territoires et provinces et qui ne détient aucune donnée sur les populations congolaises ? », s’interroge-t-il.

Pour cet acteur politique, la délivrance d’un passeport ou de tout autre document d’identité doit être précédée d’un processus rigoureux d’identification et de vérification des données du demandeur. Il estime que l’État doit disposer d’un système permettant de garantir l’authenticité des informations fournies et de limiter les risques de fraude.

La DGM appelée à reprendre ses prérogatives

Charly Wenga propose ainsi de rétablir la DGM dans les prérogatives qu’il considère comme relevant de sa mission en matière de délivrance du passeport ordinaire aux citoyens congolais.

Il justifie cette proposition par la présence de la DGM sur l’ensemble du territoire national et par ses missions en matière de contrôle migratoire et aux frontières. À ses yeux, cette implantation devrait permettre à cette administration de contribuer davantage au processus d’identification et de sécurisation des documents.

Cette réforme devrait également, selon lui, favoriser une meilleure coordination entre les différents services de l’État et renforcer le contrôle des informations relatives aux citoyens.

Un enjeu de sécurité nationale

Au-delà de la question administrative, Charly Wenga place le débat sur le terrain de la sécurité nationale. Il estime que la maîtrise et la sécurisation des données d’identification constituent un enjeu majeur pour l’État congolais.

Il appelle dès lors les autorités compétentes à revoir le système actuel et à mettre en place des mécanismes plus stricts de vérification, de traçabilité et de contrôle des documents officiels.

Pour Charly Wenga, cette réforme devrait permettre de clarifier les responsabilités des différentes administrations, de mieux protéger les données des citoyens et de renforcer le contrôle aussi bien à l’intérieur du pays qu’aux frontières.

La Rédaction

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