La chambre haute du Parlement a tenu, jeudi 22 octobre 2026, sa septième séance plénière de la session ordinaire de septembre, autour de deux dossiers majeurs. Les travaux ont porté notamment sur la réponse du ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale à la question orale avec débat du sénateur Michel Lingepo Molonga concernant la salubrité du milieu humain, ainsi que sur l’examen du projet de loi relatif à la ratification de l’ordonnance-loi portant régime juridique du marché du carbone en RDC.
À l’ouverture de la séance, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, a vivement dénoncé l’arrestation de la sénatrice Carole Agito Amela, qu’il estime contraire aux garanties légales encadrant les immunités parlementaires. Invoquant l’article 107 de la Constitution et l’article 223 du règlement intérieur du Sénat, il a rappelé que toute procédure judiciaire visant un membre de la Chambre haute doit respecter les dispositions en vigueur. Il a réaffirmé que la défense de l’État de droit exige le respect strict de la loi par toutes les institutions.
Le speaker du Sénat a également assuré que l’institution resterait ferme face à toute violation des règles constitutionnelles et des procédures parlementaires. Tout en soulignant que le Sénat ne s’oppose pas à la justice, il a insisté sur la nécessité de préserver la séparation des pouvoirs et les prérogatives des élus.
Cette mise au point a précédé la poursuite des travaux en plénière.Sur le second dossier, les sénateurs ont adopté à l’unanimité, avec 74 voix, le projet de loi portant ratification de l’ordonnance-loi n° 26/016 du 7 septembre 2026 relative au régime juridique du marché du carbone en RDC.
À cette occasion, plusieurs recommandations ont été adressées au gouvernement, notamment en faveur d’une répartition équitable des revenus générés par les transactions carbone et d’une gestion transparente de ces ressources, dans l’intérêt du pays et de ses communautés.
Obed kanyinda