À Kinshasa, la mission de contrôle initiée par le vice-premier ministre de l’Intérieur Jacquemain Shabani suscite de vives critiques. Plusieurs experts estiment que cette démarche ne relève pas de ses prérogatives, mais bien de celles de la Cour des comptes et de l’Inspection générale des finances (IGF).
En droit administratif, rappellent-ils, la compétence est d’attribution et ne peut s’exercer en dehors des limites fixées par la loi. Les textes sont explicites : la loi n°08/012 du 31 juillet 2008 sur la libre administration des provinces, notamment ses articles 40, 72 et 73, ainsi que la loi n°11/011 du 13 juillet 2011 relative aux finances publiques, dans ses articles 210 à 212, définissent clairement les organes compétents et leurs responsabilités.
Face à ces accusations d’excès de pouvoir, des juristes appellent à un strict respect du droit positif congolais afin d’éviter tout acharnement contre le gouverneur Daniel Bumba Lubaki, présenté comme un acteur engagé dans la relance de l’image de Kinshasa.
Mais au-delà de ce bras de fer institutionnel, une autre urgence reste en suspens : le sort des sinistrés des pluies diluviennes d’avril, dont les besoins demeurent criants alors que le débat politique occupe le devant de la scène.
Obed kanyinda