Clôture au Conseil Économique et Social : Vers une RDC plus ambitieuse, disciplinée et résiliente

En clôturant la session ordinaire d’octobre 2025, Jean-Pierre Kiwakana Kimayala, Président du Conseil Économique et Social, a replacé les travaux dans le contexte sensible de l’agression persistante à l’Est du pays.

Dans une adresse empreinte de gravité et d’espoir, il a salué les efforts diplomatiques du Chef de l’État et honoré la mémoire des compatriotes victimes des conflits, des violences communautaires, des catastrophes naturelles et du naufrage tragique de Mai-Ndombe.

Sous le thème « La RDC face aux enjeux du moment », le CES a conduit des travaux d’une intensité remarquable : deux Conférences des Présidents, trois séances académiques, treize réunions du Bureau et dix-sept plénières.

Ces rencontres ont permis l’adoption d’Avis essentiels, portant notamment sur l’entrepreneuriat agricole, la gouvernance associative, la sécurité aux frontières, l’aquaculture, la conservation de la faune et les réformes du secteur des télécommunications.

Les conseillers ont également approfondi des thématiques structurantes : relance des opérateurs publics des postes et télécoms, aménagement du territoire et portée stratégique du Grand Inga.

Sur le plan international, le CES a poursuivi le positionnement de la RDC comme acteur majeur du développement durable. À la COP30 de Belém, la voix congolaise a retenti avec force, mettant en avant le rôle décisif du Bassin du Congo dans la stabilité climatique planétaire et l’ambition du mécanisme Tropical Forest Forever Facility.

Le pays a aussi renforcé sa présence au sein de l’AICESIS, de l’UCESA et lors des obsèques du président du CES Cameroun, Luc Ayang. Deux notes techniques sur la conjoncture nationale et l’appréciation du franc congolais ont été intégrées aux analyses globales.

Pour aller plus loin, Jean-Pierre Kiwakana a dressé un diagnostic clair des faiblesses structurelles du pays : dépendance minière, infrastructures en déclin, agriculture mal financée, foresterie menacée et accès à l’énergie très limité. Il a plaidé pour une diversification économique ambitieuse, des réformes fiscales audacieuses, un partenariat solide avec le secteur privé et la création d’une classe moyenne durable.

Il a souligné l’urgence de restaurer la confiance, de stabiliser l’environnement des affaires et de moderniser les politiques publiques.

L’orateur a conclu par un appel fort à la cohésion nationale et à la transformation mentale. Il a dénoncé la « culture de l’autodénigrement » et a insisté sur la nécessité d’un patriotisme constant, d’une valorisation des valeurs culturelles et d’une refonte du système éducatif.

Remerciant les conseillers pour leur engagement et saluant le sérieux des travaux, il a déclaré close la session d’octobre 2025.

Ludovick Iwele

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *