La situation foncière à Mont-Ngafula devient de plus en plus préoccupante. La Congrégation catholique SSFA/Tshumbe est accusée par plusieurs propriétaires de spoliation de terres et d’occupation illégale de parcelles légalement acquises.
Selon les victimes, malgré des décisions judiciaires rendues en leur faveur, ces dernières continuent d’être privées de leurs biens. Une situation qu’elles qualifient d’injustice flagrante, les maintenant dans une précarité prolongée et un climat d’insécurité permanente.
Face à ce qu’ils considèrent comme une violation manifeste de leurs droits, les propriétaires affirment avoir saisi plusieurs instances de l’Église catholique, notamment la Nonciature apostolique, la CENCO ainsi que le Diocèse de Tshumbe. Jusqu’à présent, aucune réaction officielle n’a été enregistrée, renforçant leur sentiment d’abandon.
Parmi les victimes figure également un journaliste, qui, avec les autres propriétaires, lance un appel pressant aux autorités politico-religieuses, administratives et judiciaires afin de mettre un terme à ce qu’ils qualifient de « mafia foncière » et de faire respecter l’État de droit.
Les plaignants rappellent que nul n’est au-dessus de la loi, y compris les institutions religieuses, et exigent l’exécution effective des décisions de justice déjà prononcées. Ils réclament le rétablissement de leurs droits légitimes et la possibilité de jouir paisiblement de leurs biens.
Ils exhortent enfin les autorités compétentes à assumer pleinement leurs responsabilités pour restaurer l’ordre, la justice et la crédibilité des institutions dans cette affaire qui continue de susciter l’indignation.
Christian Nyamabu Kabeya