Kinshasa : la Journaliste Annie Taty Dianzenza encourage les Kinois propriétaires des véhicules à respecter le paiement des taxes

À Kinshasa, la question du paiement des taxes et impôts continue d’alimenter le débat public, notamment dans le cadre des opérations de contrôle menées par l’Hôtel de Ville. Une réalité qui interpelle la journaliste Annie Taty Dianzenza de la RTNC 2, laquelle appelle la population à conjuguer civisme fiscal et vigilance citoyenne quant à l’utilisation des recettes publiques.

Selon elle, s’acquitter de ses obligations fiscales constitue un acte fondamental pour tout citoyen soucieux du progrès de la République démocratique du Congo. « La taxe ou l’impôt est une obligation citoyenne. C’est une contribution directe au développement de notre pays », souligne-t-elle.

Pour la RDC, plusieurs catégories d’obligations fiscales existent selon la situation de chaque contribuable. Leur respect permet à l’État de mobiliser des ressources indispensables au fonctionnement des institutions et à la réalisation des projets publics.

Un levier pour les infrastructures et les services sociaux

Les taxes et impôts constituent l’une des principales sources de financement des infrastructures. Routes, écoles, universités, hôpitaux ou encore équipements collectifs dépendent largement de ces recettes.

« Un pays dont les citoyens ne paient pas régulièrement leurs taxes s’expose à d’énormes difficultés, notamment dans le secteur des infrastructures », rappelle la journaliste. Le civisme fiscal apparaît ainsi comme une condition essentielle pour améliorer la qualité de vie de la population et soutenir la modernisation des villes, Kinshasa en tête.

Vigilance citoyenne après le paiement

Au-delà du paiement, Annie Taty Dianzenza insiste également sur le rôle de contrôle que doit exercer la population. Pour elle, les citoyens ont le devoir de veiller à ce que les fonds collectés soient effectivement affectés au développement et au bien-être collectif.

« Si les recettes ne se traduisent pas par des réalisations visibles, comme la construction d’ouvrages publics ou l’amélioration des infrastructures, la population a le droit d’exprimer ses préoccupations par des moyens pacifiques », fait-elle savoir, en évoquant notamment la possibilité de marches citoyennes dans le respect des lois.

Un appel à la transparence des autorités

Dans ses propositions adressées aux autorités, la journaliste plaide pour une plus grande transparence dans la gestion des finances publiques, particulièrement au niveau provincial.

Elle suggère que le gouverneur de la ville de Kinshasa publie régulièrement un bilan annuel détaillant les recettes perçues, leur répartition par secteur et l’affectation des fonds dans chaque domaine. « La population a le droit de savoir comment sont utilisées les ressources qu’elle génère », estime-t-elle.

À travers cet appel, Annie Taty Dianzenza espère contribuer à renforcer la confiance entre l’administration publique et les contribuables, condition indispensable pour installer durablement une culture fiscale responsable au service du développement de la capitale et du pays tout entier.

Christian Nyamabu Kabeya

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