Kinshasa : démolitions sur l’avenue Adama, Iris Nzolantima dénonce des irrégularités et sollicite une audience technique entre ces acteurs économiques et le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi

Dans une correspondance signée par le ministre provincial de l’Environnement, Léon Mulumba, les habitants de l’avenue Adama, située dans la commune de Gombe, ont été sommés de libérer leurs habitations dans un délai de sept jours.Cette décision a suscité de vives réactions, notamment de la part de Madame Iris Nzolantima, cadre de l’UDPS/Tshisekedi.

Elle dénonce une mesure entachée d’irrégularités, estimant que les habitants concernés sont dans leur droit, leurs constructions reposant sur des documents légaux délivrés par les autorités habilitées. Elle appelle à l’intervention personnelle du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.Selon les résidents, plusieurs familles occupent l’avenue Adama depuis près de 20 ans, sans qu’aucune contestation officielle n’ait été formulée durant cette période.

La mise en demeure soudaine, assortie d’un délai de sept jours, est perçue comme une profonde injustice. Ils s’interrogent : comment l’État peut-il remettre en cause des permis qu’il a lui-même délivrés ? Qui a autorisé et validé ces constructions ? Ils dénoncent également l’absence de plan clair de démolition, de solutions de compensation ou de relogement.

Au-delà de la question foncière, c’est tout un écosystème économique qui se trouve menacé. Les habitants concernés ne sont pas de simples occupants, mais de véritables acteurs économiques du changement et du développement.

Depuis près de 20 ans, ces entrepreneurs ont investi, construit, embauché et contribué activement à l’économie du pays . Leurs entreprises et commerces feraient vivre directement et indirectement près de 10 000 Congolais.Une expulsion brutale pourrait entraîner un chômage massif, avec des conséquences sociales graves, y compris un risque accru de précarité et de criminalité pour certains privés de revenus.

Dans un message publié sur son compte X, Iris Nzolantima sollicite l’arbitrage du Chef de l’État, demandant la suspension immédiate des démolitions, l’établissement clair des responsabilités administratives et un audit indépendant.

Elle insiste sur la nécessité d’un dialogue inclusif, afin que les acteurs économiques concernés puissent être entendus.Elle lance également un appel à la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pour qu’elle défende ces entrepreneurs, ainsi qu’au ministre des PME et Industrie afin qu’il se saisisse du dossier pour protéger l’environnement des affaires.

D’après les informations en notre possession, en RDC, le secteur privé demeure le principal moteur de l’emploi et de la croissance. Ces entrepreneurs estiment avoir le droit d’être entendus par le Président de la République, d’autant qu’ils accompagnent le programme du gouvernement 2024-2028, notamment ses axes 1 et 4 axés sur « plus d’emplois » et « une économie diversifiée et compétitive ».

Iris Nzolantima conclut en exprimant sa confiance dans le sens de justice du Chef de l’État, afin que la loi s’applique avec cohérence et transparence, protège les citoyens et, le cas échéant, sanctionne les éventuelles erreurs administratives.

Dossier à suivre.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *