REGIDESO et SNEL sous le feu des critiques : Iris Nzolantima appelle au contrôle parlementaire

Dans une publication de ce dimanche 22 mars 2026, Iris Nzolantima, cadre de l’UDPS/Tshisekedi, a tiré la sonnette d’alarme sur la difficulté d’accès aux services de base en RDC. « Son Excellence le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le peuple paie l’eau, sans accès à l’eau; l’électricité, sans réel accès à l’électricité. Je vous prie de mettre en place des mécanismes de suivi et de contrôle rigoureux, transparents et contraignants sur l’accès effectif à l’eau potable et à l’électricité pour l’ensemble des citoyens.

L’accès à ces services essentiels ne peut être conditionné ni par le niveau de vie, ni par la localisation. Il s’agit d’un droit fondamental. »

Selon elle, l’eau potable et l’électricité, censées être des droits universels, sont désormais réservées à une minorité privilégiée. Elle cite en exemple les villas récemment construites, louées à près de 15.000 dollars par mois, qui seules bénéficient d’un accès garanti à ces services essentiels. « En RDC, les services de base sont devenus un luxe immobilier », déplore-t-elle.

Nzolantima critique également la REGIDESO et la SNEL : la première vient de lancer une application WhatsApp pour faciliter le paiement des factures, mais « payer quoi exactement ? L’eau qui ne coule pas ? », interroge-t-elle.

Quant à la SNEL, elle continue de facturer un courant souvent inexistant. Il lui a par ailleurs été rapporté par une citoyenne que sa maman, souffrant de l’apnée du sommeil, a connu de grandes difficultés à cause du manque d’électricité pendant 30 jours dans le quartier Binza Ma campagne.

Face à cette situation, elle interpelle directement les autorités : « Faut-il être riche pour boire de l’eau et allumer une ampoule dans notre pays ? » Elle appelle le Président de la République à inscrire ces questions à l’ordre du jour au prochain Conseil des ministres.

Pour Nzolantima, il est urgent de :

– renforcer le contrôle parlementaire sur la REGIDESO et la SNEL ;

– exiger une facturation basée sur la consommation réelle ;

– garantir une distribution équitable de l’eau et de l’électricité dans toutes les zones urbaines.

Obed Kanyinda

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