La chambre haute du Parlement a tenu ce mardi 9 juin 2026 , une séance plénière consacré à l’étude de plusieurs dossiers législatifs majeurs, parmi lesquels quatre projets de loi portant autorisation de ratification d’accords de financement conclus entre l’État congolais et différents partenaires internationaux.
Ces accords, destinés à soutenir des secteurs prioritaires du développement national, représentent un volume financier global de 550 millions de dollars américains ainsi que 142,42 millions d’Unités de Compte.Les sénateurs ont examiné en premier lieu le projet relatif au Programme de réponse aux crises et d’appui aux populations affectées dans l’Est du pays (PRECAPE).
Ce financement, accordé par le Fonds africain de développement (FAD), porte sur un montant de 25 millions d’Unités de Compte et vise à renforcer la résilience des communautés touchées par l’insécurité, tout en facilitant leur accès aux services essentiels.
La chambre haute a également étudié l’accord de prêt IDA de 250 millions de dollars consacré au projet « Kin La Belle ». Cette initiative ambitionne de transformer durablement le système de gestion des déchets solides de la capitale congolaise, avec pour objectifs l’amélioration du cadre de vie des habitants, la réduction des risques sanitaires et environnementaux ainsi que la création d’opportunités d’emploi.
Un autre texte examiné concerne le Projet de développement des compétences techniques et de l’emploi (PCTEE), financé à hauteur de 300 millions de dollars par l’Association internationale de développement (IDA).
Ce programme entend renforcer la formation technique et professionnelle des jeunes afin de mieux répondre aux besoins du marché du travail et soutenir la transformation économique du pays.
Enfin, les sénateurs se sont penchés sur l’accord de financement du Parc agro-industriel de Ngandajika. D’un montant de 117,42 millions d’Unités de Compte octroyés par le Fonds africain de développement, ce projet vise à améliorer les infrastructures routières et logistiques nécessaires à l’essor des activités agricoles et à la compétitivité du secteur.
À travers ces différents programmes, le gouvernement entend accélérer la modernisation des infrastructures, stimuler la création d’emplois, améliorer les conditions de vie des populations et renforcer les bases d’une croissance économique durable.
L’accent est notamment mis sur le développement du capital humain, l’amélioration des services urbains, le soutien aux populations vulnérables et la valorisation du potentiel agricole national.
Questions foncières et logement également au programmeOutre l’examen des accords de financement, la séance plénière a été marquée par une question orale avec débat initiée par le sénateur Cédric Ngindu Biduaya à l’attention de la ministre des Affaires foncières.
L’élu a sollicité des éclaircissements sur les préoccupations liées à la remise en cause de certains titres fonciers ainsi qu’aux garanties entourant la sécurité juridique des droits immobiliers en République démocratique du Congo.
Les sénateurs ont également poursuivi l’analyse d’une proposition de loi portant réglementation des baux à loyer non professionnels.Présent devant les élus, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a défendu l’ensemble de ces accords de financement en soulignant leur conformité avec les priorités définies dans le Programme d’Actions du Gouvernement pour la période 2024-2028.
Selon le membre du gouvernement, ces appuis financiers témoignent de la confiance renouvelée des partenaires internationaux envers les réformes économiques engagées par les autorités congolaises. Il a également affirmé que ces ressources contribueront à concrétiser la vision du président Félix Antoine Tshisekedi, fondée sur un développement inclusif, durable et créateur d’opportunités pour l’ensemble de la population.
Obed Kanyinda
