Dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo, le parti politique Nouvel Élan a réaffirmé sa ligne politique axée sur l’unité nationale, la défense de l’intégrité territoriale et la réforme des institutions de l’État.
C’était au cours d’une rencontre politique organisée devant les militants réunis à l’ASOSA, où plusieurs responsables du parti ont pris la parole pour exposer la vision de Nouvel Élan sur les grands enjeux sécuritaires, économiques et institutionnels du pays.
S’inscrivant dans le droit fil des orientations du président du parti, Adolphe Muzito, Blanchard Mongomba a insisté sur la nécessité de privilégier l’intérêt supérieur de la nation face aux défis actuels que traverse le pays.
Selon lui, le soutien apporté aujourd’hui par Nouvel Élan aux institutions de la République est motivé par l’urgence de défendre la souveraineté nationale et de préserver l’unité du pays face aux menaces sécuritaires persistantes dans l’Est de la RDC.
Devant les militants, il a dénoncé la « politique politicienne » qui, selon lui, ne peut constituer une priorité au moment où le pays fait face à une agression armée et à des défis majeurs de sécurité.
La question de l’agression rwandaise à travers la rébellion du M23 a largement dominé les échanges. À ce sujet, Nouvel Élan a réitéré sa position ferme en faveur d’une réponse nationale forte et structurée.
Le parti rejette notamment une diplomatie jugée inefficace ainsi que certains accords régionaux considérés comme incapables d’apporter une solution durable à la crise sécuritaire dans l’Est du pays.
Pour Nouvel Élan, la RDC doit désormais miser sur le renforcement de ses propres capacités militaires. Le parti appelle ainsi à un investissement massif dans la modernisation des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), afin de permettre au pays d’assurer lui-même la défense de son territoire et de sa population.
Les responsables du parti ont également plaidé pour une redéfinition des relations de voisinage, basée sur un rapport de force économique, diplomatique et militaire favorable à la RDC.
Sur le plan institutionnel, Blanchard Mongomba a estimé que toute réforme constitutionnelle doit répondre exclusivement à l’intérêt général.
« On ne change pas la Constitution pour le simple plaisir de la changer ou pour des intérêts individuels », a-t-il déclaré.
Le parti a aussi abordé la question de la souveraineté économique et foncière. Nouvel Élan propose des réformes visant à garantir que les ressources naturelles, les terres et le sous-sol profitent directement à l’État congolais ainsi qu’aux communautés locales.
Concernant la gouvernance des provinces, le parti préconise une révision de l’architecture institutionnelle et financière afin d’assurer une véritable décentralisation et une autonomie financière capable de soutenir le développement à la base.
Enfin, Nouvel Élan appelle à une réflexion nationale sur le régime politique et le mode de scrutin en vue de mettre en place des institutions moins coûteuses et mieux adaptées aux réalités socio-économiques du pays.
À travers cette mobilisation politique, Nouvel Élan entend renforcer son discours patriotique et sa vision d’un Congo fort, souverain et uni.
Par Apollinaire Kasonga Kabiena