Le Docteur Rudolph Okoko apporte son soutien à l’idée d’une réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo, qu’il considère non pas comme une remise en cause des acquis démocratiques, mais plutôt comme une nécessité pour adapter l’État aux défis et réalités contemporaines du pays.
Selon lui, toute révision de la Constitution devrait avoir pour objectif de renforcer l’autorité de l’État, d’améliorer la gouvernance publique, de consolider la cohésion nationale et de favoriser un développement durable au bénéfice de l’ensemble des Congolais.
Le Docteur Rudolph Okoko rappelle que la Constitution congolaise prévoit elle-même la possibilité de révisions afin de permettre une adaptation des institutions aux évolutions politiques, sociales et économiques du pays. À ce titre, plusieurs secteurs peuvent légitimement faire l’objet de réformes, notamment les institutions provinciales, le fonctionnement de l’exécutif, le système électoral ainsi que l’organisation de la justice.
Toutefois, il insiste sur le fait que toute modification constitutionnelle doit impérativement s’inscrire dans le strict respect des dispositions légales prévues par l’article 218 de la Constitution, notamment par voie référendaire ou par un vote du Parlement réuni en Congrès.
Pour le Docteur Rudolph Okoko, une réforme constitutionnelle ne doit en aucun cas constituer une menace pour la démocratie, mais plutôt un mécanisme juridique légitime permettant de moderniser les institutions de la République, dans le respect des principes démocratiques et de l’État de droit.
Il estime également qu’un tel processus devrait être précédé d’un dialogue national inclusif réunissant les institutions de la République, les forces politiques, la société civile, les milieux académiques ainsi que les citoyens, afin de garantir la légitimité, la transparence et l’efficacité des réformes envisagées.
Christian Nyamabu Kabeya