La commune de Ngaliema, à Kinshasa, est aujourd’hui au cœur d’une inquiétude grandissante. Les habitants, confrontés à une recrudescence des enlèvements et à la montée du banditisme urbain tristement connu sous le nom de « Kuluna » vivent dans une insécurité permanente.
Les rues autrefois animées se transforment en zones de peur, où la quiétude des familles et la sécurité des biens ne sont plus garanties.Face à cette situation alarmante, Kabamba Junior, notable de la commune et président national de l’ASBL Le Repère, lance un appel solennel au Ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et des Affaires coutumières.
Dans une lettre ouverte, il dénonce l’insuffisance des moyens actuels de lutte contre la criminalité et plaide pour une solution moderne : la mise en place d’un système de vidéosurveillance.
Selon lui, l’installation de caméras de sécurité sur les principales artères et zones stratégiques de Ngaliema constituerait un outil dissuasif puissant, tout en facilitant l’identification et l’arrestation des auteurs d’actes criminels. « Les efforts des services de sécurité sont louables, mais ils peinent à contenir efficacement ce fléau », souligne-t-il, insistant sur la nécessité d’adopter des mesures innovantes adaptées aux réalités urbaines actuelles.
Kabamba Junior propose également une approche participative : encadrer des jeunes volontaires de la commune, sous la supervision des autorités compétentes, afin d’assurer une veille citoyenne autour de ces dispositifs.
Une manière de responsabiliser la communauté et de renforcer le lien entre population et institutions.Ce plaidoyer, au-delà d’un simple appel, traduit l’urgence d’une action concrète. Ngaliema, comme l’ensemble de Kinshasa, aspire à retrouver sa dignité et sa tranquillité. La sécurité des populations n’est pas seulement une exigence sociale, elle est la condition sine qua non de la stabilité de la capitale.
Obed Kanyinda
