Kimbanseke sous la terreur : des nuits de tirs, de cambriolages et de peur, les habitants lancent un cri d’alarme

Les habitants de plusieurs quartiers de la commune de Kimbanseke, sur l’axe Trajectoire–N’djili Q1–Kimbuta–Sainte-Thérèse–Dokolo jusqu’à l’ancien cimetière, disent vivre un véritable calvaire. Chaque nuit, entre 0h30 et 3h50, des détonations d’armes à feu résonnent, plongeant des milliers de familles dans la peur et l’incertitude.

Selon plusieurs témoignages recueillis auprès des riverains, des hommes lourdement armés, vêtus de tenues militaires, circuleraient dans les quartiers à la tombée de la nuit afin de repérer leurs futures cibles. Les habitants affirment que ces individus disparaissent pendant la journée avant de réapparaître entre 19 heures et 21 heures pour observer les lieux.

Les mêmes sources soutiennent que ces groupes opéreraient ensuite durant la nuit en menant des attaques simultanées dans plusieurs avenues, grâce à une organisation bien structurée et à l’utilisation de véhicules, notamment des minibus communément appelés « 207 ». Ces incursions se solderaient régulièrement par des cambriolages violents et, dans certains cas, par des pertes en vies humaines. Certaines familles qui ont déjà abandonné leurs toits pour se réfugier ailleurs.

Face à cette situation, les habitants disent passer leurs nuits éveillés, à l’écoute des coups de feu, dans l’espoir de prévenir leurs voisins ou d’identifier les prochaines cibles. Cette insécurité permanente affecterait profondément la vie quotidienne des familles, en particulier celle des enfants, exposés de manière répétée aux bruits des armes à feu, avec les conséquences psychologiques que cela peut entraîner.

Les riverains expriment également leur inquiétude quant à la réponse sécuritaire. Ils estiment que les interventions des forces de l’ordre restent insuffisantes et surviennent souvent après les attaques sous prétexte d’être en manque de munitions, laissant un sentiment d’abandon au sein de la population.

Selon les habitants, les tentatives visant à renforcer la sécurité locale, notamment par l’installation de postes de police de proximité, n’auraient jusqu’à présent pas abouti. Certains affirment même que les personnes engagées dans ces démarches feraient l’objet de menaces, alimentant davantage le climat de peur.

Face à cette insécurité persistante, la population lance un appel pressant aux autorités congolaises, en particulier au Président de la République et aux services compétents, afin que des mesures urgentes soient prises pour restaurer l’ordre, protéger les citoyens et mettre fin à ce climat de terreur qui prive des milliers de familles de leur droit fondamental à vivre en paix.

Christian Nyamabu Kabeya

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *