Lors de la plénière du vendredi 8 mai, le sénateur Clément Muya Muboyayi est intervenu sur le projet de loi autorisant la ratification de l’accord de paix entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda. L’élu a défendu la motion visant à renvoyer l’examen du texte en commission, estimant que la sensibilité du sujet imposait un traitement approfondi et discret.
Selon lui, il ne s’agissait pas d’un refus de débat, mais d’une nécessité de préserver certaines informations stratégiques. « Les ennemis suivent nos plénières en direct. Est-ce que tous les secrets doivent être exposés publiquement ? », a-t-il lancé, rappelant que le Rwanda avait ratifié l’accord sans débat public. Muya a insisté sur le caractère transversal du dossier, qui nécessite l’implication de plusieurs commissions conformément au règlement intérieur du Sénat.
Analyse de la sortie médiatique du président TshisekediInterrogé sur la récente prise de parole du président Félix-Antoine Tshisekedi, Clément Muya a livré son analyse. Pour lui, le chef de l’État n’a fait que réaffirmer les six axes de son programme, déjà défendus depuis la campagne électorale.
Le sénateur a souligné que le président avait abordé les grandes questions d’actualité, notamment la possibilité de réviser la Constitution. Concernant le débat sur un éventuel troisième mandat, Muya a rappelé les propos du président : « Il n’a jamais sollicité un troisième mandat. Mais qui donne le mandat au président, aux sénateurs, aux députés ? N’est-ce pas le peuple ? ». Il a insisté sur le principe de souveraineté populaire, estimant que seul le peuple congolais peut décider de limiter ou d’élargir le nombre de mandats.
Pour le sénateur, la sortie médiatique du président s’inscrit dans une logique de clarification : réaffirmer que la Constitution, fruit des Congolais, peut être revue par eux-mêmes si la volonté populaire l’exige.
Obed Kanyinda
