
Depuis l’Afrique du Sud où elle séjourne actuellement, la journaliste congolaise Anny Taty Dianzenza a réagi au discours sur l’état de la Nation prononcé le lundi 8 décembre par le président Félix Antoine Tshisekedi devant le Parlement réuni en Congrès.
Dans une déclaration tranchée, la professionnelle des médias a exprimé sa conviction que l’actuel chef de l’État ne devrait pas quitter le pouvoir à la fin de son second mandat. « Félix Tshisekedi est le Moïse de la RDC. Il a une mission à accomplir pour ce grand Congo et ne doit pas quitter le pouvoir, même après 2028. Il doit rester jusqu’en 2033 », a-t-elle déclaré.

Celle que l’on surnomme « Mokonzi ya ba noires » n’a pas manqué de critiquer la Constitution actuelle de la République démocratique du Congo, qu’elle juge « injuste et diabolique ». Elle remet en question l’équilibre des responsabilités entre les institutions. « Comment se fait-il que la Première ministre gère le pays au quotidien, mais c’est au Président qu’on demande de rendre des comptes ? », s’interroge-t-elle.
Pour Anny Taty, il est temps de revoir la Loi fondamentale pour redonner au Président de la République une réelle marge d’action, à l’abri des pressions partisanes. Elle plaide ainsi pour une réforme constitutionnelle afin, selon elle, de garantir la stabilité et l’efficacité de la gouvernance.
Christian Nyamabu Kabeya